Dans le cadre de la coordination de la démarche « Lieu de Santé Sans Tabac » (LSST) au Centre de Réadaptation de Mulhouse, l’un des axes de travail consiste à participer aux grandes campagnes de prévention en santé.
À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai 2026, un programme d’actions spécifique a ainsi été déployé au sein de l’établissement.
L’objectif : proposer des actions accessibles à toutes et tous — personnes fumeuses, ex-fumeuses ou non-fumeuses — tout en abordant le sujet du tabac de manière différente, plus globale et plus humaine.
Mon rôle a consisté à construire et coordonner le déploiement de ce programme d’actions, en veillant à sa cohérence avec la démarche LSST portée par l’établissement.
Cela a notamment impliqué :
• la construction du plan d’action ;
• la coordination des partenaires et des interventions ;
• le déploiement d’actions accessibles à différents publics ;
• l’intégration d’une approche fondée sur les données probantes en santé publique.
Le travail mené a reposé sur plusieurs étapes clés :
• l’animation d’un groupe de travail dédié afin d’identifier les besoins et les pistes d’actions pertinentes ;
• la priorisation des actions et leur articulation avec les autres projets menés dans le cadre du LSST ;
• l’apport d’un regard en santé publique pour construire des actions cohérentes avec les facteurs reconnus comme influençant les comportements liés au tabac.
Le programme s’est notamment appuyé sur un levier majeur souvent sous-estimé dans les démarches de prévention : la gestion des émotions.
Le programme déployé a permis de proposer plusieurs formats complémentaires autour du lien entre émotions et tabac :
• un stand d’information et de sensibilisation ;
• des ateliers « Tabac et émotions : un temps pour comprendre », animés par un partenaire spécialisé ;
• des ateliers pratiques autour de la gestion émotionnelle et des alternatives au tabac :
o art-thérapie : « Apprivoiser ses peurs » ;
o musicothérapie : « Cultiver joie et sérénité » ;
o théâtre d’improvisation : « Libérer sa colère » ;
• une édition spéciale de la newsletter dédiée au lien entre émotions et consommation de tabac.
Au total, près de 100 participant·e·s ont pris part aux différents ateliers proposés.
Ce projet a surtout été marqué par une très belle dynamique collective.
Au fil des ateliers, il y a eu des échanges, des sourires, des rires, beaucoup de curiosité… et un réel intérêt pour des approches parfois différentes de la prévention classique.
Cela rappelle aussi qu’un programme de prévention fonctionne souvent mieux lorsqu’il est construit avec :
• des partenaires adaptés ;
• des formats accessibles ;
• et des actions qui parlent réellement aux personnes concernées.