« Pourquoi écouter les usagers lors d’un diagnostic en santé ? »
Lorsqu’on parle de diagnostic ou d’évaluation des besoins, on pense souvent données, indicateurs, analyses.
Mais en prévention et en santé, une question reste centrale : quelle place donne-t-on à l’expérience vécue des personnes accompagnées ?
Ce nouveau numéro de 1 question, 3 repères propose de revenir sur un principe fondamental : écouter les usagers, ce n’est pas un “plus” — c’est une condition pour agir de façon juste et pertinente.
Aujourd’hui, je vous partage 3 repères issus de :
📗 La Santé en action n°469 – « Agir pour la santé, avec les citoyens » (avril 2025), entretien avec Carole Le Floch (IRTS Paris Parmentier).
- Comprendre les besoins réels :
👉🏼 Les usagers vivent les situations de santé de l’intérieur ;
👉🏼 Leur parole permet d’identifier des besoins concrets, parfois invisibles dans les diagnostic uniquement techniques. - Un savoir reconnu :
👉🏼 L’expérience des personnes accompagnées produit un savoir à part entière, complémentaire aux savoirs professionnels et académiques ;
👉🏼 Depuis 2017, le savoir expérientiel est reconnu comme fondamental par le HCTS. - Un savoir irremplaçable :
👉🏼 L’expérience humaine apporte une compréhension sensible et incarnée des besoins de santé ;
👉🏼 S’il y a bien une chose de l’intelligence artificielle ne peut pas remplacer, c’est le ressenti issu de l’expérience.
Cet entretien nous rappelle que :
« Un savoir que l’on n’a pas éprouvé ni expérimenté soi-même n’est qu’ignorance et préjugé. » – René Descartes
💚 Parce qu’en prévention, écouter les personnes concernées, c’est déjà mieux agir.
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Maryline MELO – Consultante et cheffe de projet en santé publique